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mardi, 28 janvier 2014

Rush hour 3 - Jackie Chan, Polanski, Attal, Julie Depardieu

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Film : Rush hour 3 (2007, durée 1h30)

Réalisateur : Brett Ratner

L'inspecteur Lee (Jackie Chan), le détective Carter (Chris Tucker), Max von Sydow, La meneuse de revue (Noémie Lenoir), le commissaire (Roman Polanski), le chauffeur de taxi George (Yvan Attal), la femme du chauffeur de taxi (Julie Depardieu)

 

 ¤   ¤   ¤

 

Le taximan George : Je s'rai pas là quand vous ressortirez, j'suis désolé, ma femme dit que j'suis pas un espion, et que j'dois être à la maison pour le dîner. J'suis qu'un chauffeur de taxi, rien d'plus. C'est mon destin ! Je saurai jamais c'que c'est que d'être américain. Je saurai jamais c'que ça fait de tuer sans raison.

 

vendredi, 24 janvier 2014

Elisa - Paradis, Courau, Depardieu

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Film : Elisa (1995, durée 1h55)

Réalisateur : Jean Becker

Marie (Vanessa Paradis), Solange (Clotilde Courau), Ahmed (Sekkou Sall)

Jacques Desmoulins le père, alias "Leibovich" (Gérard Depardieu), Elisa Desmoulin la mère (Florence Thomassin), la grand-mère (Reine Bartève), le grand-père (André Julien)
 
Samuel (Michel Bouquet), le fumeur de Gitanes (Philippe Léotard), Manina (Catherine Rouvel), Samuel (Werner Schreyer), le fils du pharmacien (Melvil Poupaud), Kevin (Olivier Saladin), le passager du taxi (José Garcia)
 
 
 

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Marie en voix off : Allez, un œil sur mon cul et l'autre sur le compteur. Qu'est-ce qu'il espère ? Il verse des arrhes alors il se sent des droits ? Je suis sure que c'est la même chose quand il achète à diner. Ils doivent compter dans leur tête. Elle va me coûter huit cent balles de restau et cent cinquante pour le ciné. Même s'ils le disent pas vraiment parce qu'ils sont trop lâches, au fond, ils pensent que pour neuf cent cinquante balles, ils auraient plus vite fait de se payer une pute.

Le passager du taxi : Dites-moi, vous avez un numéro où je peux vous joindre ?

Marie : Euh, oui. Ah oui, j'dois avoir ça, mais... oh ! ce matin, j'ai complètement oublié, j'suis partie tellement vite, j'suis partie sans argent ! Vous pouvez pas me dépanner ? Ca vous dérange pas, cinq cent francs ?

Ahmed en voix off : Elle aurait vendu n'importe quoi à n'importe qui. Même à moi, elle m'aurait fait bouffer du porc.

 

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Marie : Alors, c'est quoi aujourd'hui ?

Samuel : Il y a un point intéressant formé par Pluton / lune noire. Pluton, ça symbolise les formes inconscientes, tandis que la lune noire représente la part d'ombre. Fais attention, ce sont des livres anciens.

Un habitué de la librairie : Livres anciens, des vieux bouquins, oui !

Samuel : Pluton, au fond du ciel, t'incite à percer le secret de tes origines, à dépasser le sacrifie qui t'a privée d'un foyer chaleureux.

Solange : Hé, sur le cœur, ils disent quoi pour moi ?

Marie : Ils disent que t'as pas intérêt à coucher avec n'importe qui, voilà. 

Samuel : C'est en explorant cette douleur, ce manque, que tu trouveras les armes pour te projeter dans l'existence et rencontrer la vérité.

Une cliente qui vient d'entrer : Vous avez Elle, mademoiselle ?

Marie : Oh, vous avez déjà vu une libraire ras-la-touffe ?

Samuel : Arrête, tu veux. Sur le présentoir. Qu'est-ce que tu as aujourd'hui ? Ca va pas, tu te sens mal ? Tu veux qu'on parle ?

Marie : Je t'en... Tu veux ma photo ?

Marie en voix off : Quand j'suis pas gentille avec lui, j'm'en veux., mais c'que j'm'en veux. C'est toujours ceux qu't'aimes le plus qui prennent. Forcément, c'est les seuls qui s'intéressent à toi.

 

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- Ils forment un beau couple.

- Sa robe est superbe. 

- Oui, enfin, quand on n'a pas de poitrine, on met pas un décolleté.

- Une orangeade, s'il vous plaît.

Une femme : Tu resteras toujours mon plus beau souvenir, chéri.

Son amant : Je peux te le dire maintenant, j'étais puceau.

La femme : Ha-ha-ha, j'avais remarqué, figure-toi.

Marie : Oh-la-la, j'en ai marre de danser, moi.

Solange : Pas moi.

Marie : Oui, benh, on finit celle-là, et après c'est tout. 

Solange : Hé, c'est une rolex ?

Un garçon : Oui.

Solange : Elle est en or ?

Le  garçon : Oui. Le mécanisme aussi.

Solange : Attends, je rêve. Même le dedans, c'est de l'or ? Alors là, ça me troue le cul.

Le  garçon : Euh, dis, t'as pas un téléphone ?

Solange : Euh, attends. Tu peux essayer de me joindre à colline des Gobelins, oui, chez Samuel, le libraire. Tu sais, c'est à côté de euh... enfin, faudrait demander à Marie, dès fois qu'elle ait des choses contre.

Une fille : On ne s'est pas présentés. Tu t'appelles comment ?

Solange : Solange.

La fille : Aaaah, Solange. Tu es parentée avec la mariée ?

Solange : Ouais. Enfin, euh... Ouais.

La fille : Tu es donc ma cousiiiine.

Solange : Ouais ! J'suis ta cousiiiine !

Le  garçon : Si tu es sa cousine, tu es ma cousine aussi.

Solange : Attendez là, vous m'embrouillez.

La fille : Allez viens, je vais te présenter à la famille, ça leur fera sûrement plaisir.

Le garçon : Arrête. Laisse-la tranquille. Laisse tomber.

La fille : Décidément, t'es comme mon père. Tu peux coucher qu'avec des boniches.

Marie : Pardon ? C'est qui ton père ?

Marie, sur l'estrade au micro : Bonjour. Excusez-moi, j'aimerais savoir qui est le père de cette charmante demoiselle, oui la... la jolie blonde là-bas qui est au buffet.

Un homme : Oui-oui, c'est moi.

Applaudissements.

Marie : C'est vous ?

L'homme : Oui. 

Marie : Bien, il paraît que vous pouvez coucher qu'avec des boniches. C'est vrai, ça ? Enfin, d'après votre fille. Heureusement que votre femme se rattrape, elle se tape tous les puceaux de la famille. Y'en a combien qui y sont passés, ici ? Allez, levez la main. T'as une jolie robe, la mariée. Eh benh l'autre, là, avec sa moustiquaire, elle trouve que t'as pas assez de seins pour mettre un décolleté. Et toi, le marié ? C'est parce que j'étais pas assez bien pour toi, c'est pour ça que tu m'as laissé tomber ? J'étais pas de ton milieu, j'é... j'étais pas assez riche... alors t'as fait mumuse avec moi et puis tu m'as jetée comme un vieux kleenex.

Un homme : Maintenant ça suffit, descendez.

Ahmed : Toi, tu la touches, je t'éclate.

Un homme : Qui c'est, cette fille ?

Solange : Bon benh, salut.

Le garçon : Salut.

Ahmed : Allez, beaucoup de bonheur et bonne bourre.

Solange : Oh, t'es con ou quoi ? Hé, tu m'avais jamais dit que tu t'étais tapée le marié ?

Marie : Quoi ? Mais j'le connais même pas.

Solange : Mais pourquoi t'as fait ça ?

Marie : Pour les faire chier. Y'a pas de raison, c'est toujours les mêmes qui sont heureux.

  

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Marie : Benh tu pourrais ouvrir, ce serait plus co-mmo-de.

La grand-mère : Oh, comme t'es grande !

Marie : Forcément, dix ans, ça laisse le temps de grandir.

La grand-mère : Bonjour... Mon Dieu, mon Dieu, mon Dieu, comme t'as changé ! Et tu viens pour quoi ?

Le grand-père : Mais qui c'est qui est là ?

Marie : C'est le père Noël !

La grand-mère : C'est Marie ! Elle vient nous embrasser.

Marie : Arrache le papier, ça va prendre trois heures.

Ahmed : Hé m'sieur, j'peux changer de chaîne ?

Le grand-père : Laisse ça, c'est très bien.

Ahmed : Mais c'est en allemand, j'comprends rien, moi.

Marie : Kkhhh, et on va peut-être baisser pour s'entendre ?

Le grand-père : Du Distel, tu t'es souvenue ?

Marie : Oui, j'me souviens.

Marie : T'as vu, j't'ai pris des biscuits dans une grosse boîte en fer, celle que t'aimes avec les-beaux-paysages-suisses !

La grand-mère : Oh, t'es gentille ! J'la mets avec les autres. Comme ça, c'est comme s'ils jouaient.

Le grand-père, lisant les inscriptions sur la boîte: Ah, de mon temps c'était "Morlin, exploitant, négociant" et puis maintenant c'est "Morlin et fils".

Solange: Je savais pas que Marie elle avait des grands-parents. J'croyais qu'elle avait plus du tout de famille, moi.

Marie : Donne, j'irai plus vite que toi, t'as les pouces tout tordus.

Le grand-père : Oui, ça c'est en 64, c'est les fondations. Puis ça, c'est le gros œuvre, voilà. A cette époque-là, ils savaient y faire, hein, c'était des vrais ouvriers.

Marie en voix off : Il y a des vieux, ils ont toujours été vieux même quand ils étaient jeunes. Je l'jure, j'serai jamais vieille. Regarde-la, ça range dans un ordre, puis ça remet dans un autre. Elle rétrécit, elle se ratatine. Elle est comme son gâteau, toute sèche à l'intérieur. Et lui, petit, mesquin, avec la peur de manquer. Il a le cœur comme ses doigts de pied, ça rebique comme des griffes.

Flash back.

Le grand-père : On te voit que quand t'en as besoin. Quand personne veut plus de toi.

La grand-mère : Et puis cette gamine, d'où qu'elle sort ? Tu débarques avec elle, on la connaît même pas ! D'où qu'elle vient ?

Marie en voix off : Pauvre conne, moi j'sais d'où j'viens.

La grand-mère : Tu sais, à notre âge, un enfant, ça va nous fatiguer très vite. 

Marie en voix off : Gna, gna, gna. De toute façon, j'aurais jamais pu vivre dans ta boîte à chaussures. Y'a que les canaris qu'on enterre là-dedans. C'est moche ! C'est tout petit comme vous, c'est pas plus grand que votre caveau de Maison-Alfort. Et puis ça sent la boule à mites.

Le grand-père : Je trime toute une vie. Avec maman, on croit que c'est fini, qu'on va être pénards, eh benh non. Faut remettre ça. Et en plus avec un mouflet qu'a même pas de père !!

La mère : C'est trop sombre ici, c'est pour ça qu'elle a peur.

Marie en voix off : Forcément, c'est l'hiver polaire. C'est l'hiver des vieux. Ca dure trente ans.

La mère : Faut ouvrir.

La grand-mère : Non-non-non-non ! Ton père, il fait la sieste au salon, on n'ouvre qu'en fin d'après-midi.

Le grand-père : Ouais ! A mon âge, j'supporte plus les courants d'air, alors tu vas pas commencer à nous emmerder !!

Au présent.

Marie : Ca pue ici, faut ouvrir !

Le grand-père : Non-non-non, attention aux courants d'air.

Marie : Pépé, il faut prendre l'air.

La grand-mère : Hé, ferme-lui la fenêtre ! Il va attraper la mort. Tu sais, il va même pas jusqu'au lac l'après-midi. Il aime mieux faire sa sieste.

Marie : Ouais, il a raison de s'acharner. Il veut durer comme les petits lapins avec leurs petites piles duracell ? Faut pas se faire péter le cœur à votre âge ! Faut les regarder, les coin-coins ! Faut leur donner du pain !!

La grand-mère : Qu'est-ce que tu as ? Qu'est-ce que tu as encore, t'étais si gentille ?

Le grand-père : On t'ouvrira plus.

Marie : Et pourquoi tu la gardes, la bouteille ? Pour la boire avec ma mère !?

La gran-mère : T'es méchante !

Marie : Et pis toi, arrête de chouiner !! Qu'est-ce que t'as fait pour elle, hein !? Qu'est-ce que t'as fait pour elle !?

La grand-mère : Qu'est-ce que tu veux ? Mais qu'est-ce que tu veux !? Qu'est-ce que tu veux ?

Marie : Pourquoi tu l'as pas prise, ma mère !? Pourquoi vous l'avez pas prise !!? On était dehors !! On était dehors !!!

 

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Marie : Salut Kevin.

Kevin : Oh non, hé, pas encore vous.

Solange : Hé, salut Kevin, on te dérange pas ?

Kevin : Si !

Ahmed : Salut Kevin.

Kevin : Oh non, ils vont encore me piller mon frigidaire ! Marie, j'te préviens, s'il bâfre comme un cannibal, c'est toi qui fais les courses.

Marie : Tiens, j'ai spécialement tiré ça à la maison d'Angleterre.

Kevin : Non mais hé, j'veux pas d'ennui avec les flics, moi ! [...] Non, hé, j'te préviens, c'est la dernière fois que tu fous les pieds ici, t'as compris ?

Marie : Ooh, arrête de râler ! T'es angoissé, la preuve, t'as du monde chez toi, ça te fait chier, t'as personne, tu déprimes. Me trompe-je ? Ahmed, réponds au téléphone !!

Kevin : Ah non h, pas lui !

Ahmed : *ù%§¤£µé"'_çè('-($$£^^$**§§ù !

Kevin : Prends pas ton accent beurre et note correctement les messages, s'il te plait !

 

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L'assistante sociale : On peut pas fumer ici.

Marie : Tu vois, on peut très bien.

L'assistante sociale : Où est-ce que tu étais ces six derniers mois ? Comment tu vis ? Tu sais que la D--- a fait une demande officielle de recherche aux Mineurs ? Tu as terrorisé tes grands-parents. C'est sérieux. Ils ont porté plainte.

Marie : Bon t'as fini ? Tas fait ton devoir ? C'est vrai que j'suis une fille de pute ? C'est vrai que... mon père est un maquereau ? Benh tu réponds ?

L'assistante sociale : Tu sais que je suis tenue au secret professionnel. Certaines informations sont confidentielles. Tu dois comprendre que ton père...

Marie : Mais tu l'fais mal, ton boulot, ma vieille ! C'qui faut, c'est mentir. Et mentir correctement. Quand c'est moche, la vérité, faut l'embellir, faut... l'enfermer dans une cage à beauté. C'est pas de me raconter des bobards. J'te demande de m'faire rêver. Après tout, il était présentable mon père, il était pianiste. Et puis, mes grands-parents le détestaient alors, pour un peu, j'l'aurais aimé. Attends, tu veux que j'te mette à l'aise ? Dans six mois, j'ai dix-huit ans, la vérité, j'la saurai de toute façon. Mais c'est pas vrai ! Y'a que des ratés ici ! Toi, par exemple. J'suis sure que t'as pas de gosses. Ta vie sentimentale elle est nulle. Bon, rassure-toi, comme tout le monde. Mais... t'as peur de vieillir. T'as un faux chanel. Tu te voyais chirurgien et t'es psycho-machin. J'continue ? Bilan de tout ça, t'es payée pour donner des... ? Conseils. Je rêve ! L'image du père... les zones d'ombre de l'enfance, et patati et patata ! Au moins, dis la vérité ! Moi, tu sais, tout me va.

Elle lui tend le dossier.

L'assistante sociale : J'suis à côté. Si tu as besoin d'moi.

Marie lit : Marie Desmoulins... Desmoulins Jacques né le 22 février... Desmoulins Elisa... Secret des origines... Domicile du père : introuvabe... Mère décédée... Incompatibilité avec les grands-parents... Circonstances de son admission : admis suite au suicide de sa mère Elisa Desmoulins, épouse de Jacques Desmoulins, condamné par défaut de présence au tribunal, le 3 avril 1976 à trois ans fermes pour... proxénétisme.

 

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Jacques Desmoulins : Laaaah, j'aime pas les chiens. Ils savent rien de moi et pourtant ils me détestent. C'est la seule relation stable que j'ai dans la vie. Ca, au moins, c'est du durable.

Le barman : Oh écoute, commence pas, Lebo, hein ?

Jacques Desmoulins : Allez, donne-moi un verre, donne-moi un verre. D'abord, je bois. Et après... après, je parle. Comment il va mon pote ? Tout ce que je déteste. Jeune. Il est con, mais con ! A boire !

Le barman : Eh benh justement,... paie ta tournée, rentre chez toi parce que j'pense bien que t'es fait, tu vois ? Allez ooh-ooh-oooh !

Jacques Desmoulins : Quoi !?

Le barman : Donne-moi ça là !

Jacques Desmoulins : Quaaaah !

Le barman : C'est une mouette, ce gars ! Il te pique tout ce que t'as !

Jacques Desmoulins : Aaah !?

Le barman : Même quand t'as rien !

Jacques Desmoulins : Aaah...

Le barman : Remarque, il sait y faire avec les femmes, lui, hein.

Un homme : C'est pas comme toi, vermine.

Jacques Desmoulins : Oh benh t'as raison. J'ai les grelots qui se sont jamais agités plus de cinq minutes. On m'a jamais donné de plaisir. Mais j'ai une excuse, j'en ai jamais pris. Allez ! Donne m'en un autre, là !

Le barman : Oh écoute, tu devrais aller dormir, hein.

Jacques Desmoulins : Hé hop, attention, hop, la bébête ! Pour jouer les désespérés, faut du talent. Etre alcolo, c'est... c'est une discipline, p'tit gars. Ca supporte pas la médiocrité. Faut de l'endurance. Faut... faut y croire. Tu prends deux verres et puis t'entends La Pastorale. Tu tutoies les anges. Tu voyages dans le sublime. Tu te grises au désespoir et puis tu rentres chez papa et maman qui t'ont laissé un plat dans le four et la lumière allumée parce que t'as peur dans le noir. Et dans le fond, t'es généreux. Heureusement qu'elle t'a, ta pauvre mère ! Elle se barbouille à l'anti-rides, la brave femme. Elle a tellement peur de vieillir que son mouflet, c'est son bain de jouvence. Avant, elle changeait tes couches pleines de merde et maintenant elle ramasse ton vomi mais elle a toujours vingt ans. Tiens, je vais te dire, peut-être même que si je pouvais encore... j'aurais le gourdin pour elle.

 

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Marie : Eh benh, le temps s'est arrêté pour vous. Y'a rien de plus moderne dans votre musée ?

Jacques Desmoulins : J'aime pas les changements.

Marie : Y'a pas de couverts ?

Jacques Desmoulins : Non, y'a pas de couverts. 

Marie : Ah, je vois. On mange avec ses doigts, c'est l'homme nature ? C'est dégueulasse ici, c'est une vraie poubelle. Et vous lavez, quand même ?

Jacques Desmoulins : Benh, quand il pleut, oui. Tiens regarde, j'vais te montrer un truc. C'est con, une moule. Tu vois, tu les chauffes un peu, et hop, elle s'ouvre. Les plus connes, c'est les plus jeunes. C'est elles qui s'offrent en premier.

Marie : Pourquoi vous me dites ça ?

Jacques Desmoulins : Moi... ? Pour rien.

Marie : Et c'est vous qui peignez ces croûtes là ?

Jacques Desmoulins : Oui. J'aime bien les naufrages. Tu crois qu'ils vont s'en tirer ? 

Marie : Non.

Jacques Desmoulins : Ah. Alors, à la baille... C'est quoi ton vrai nom ?  

Marie : J... j'vous l'ai dit.

Jacques Desmoulins : Pas celui-là. Ton vrai nom, c'est quoi ?

 

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vendredi, 06 décembre 2013

Lu en 2013 - Depardieu

 

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07:00 Publié dans Citation, Ecrits | Lien permanent | Commentaires (0) | Tags : citation, depardieu

samedi, 01 décembre 2012

Les Gaspards - Tchernia, Serrault, Noiret, Denner, Galabru, Depardieu, Carmet, Chantal Goya, Annie Cordy (fin et bonus)

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Film : Les Gaspards (1974, durée 1h35)

Réalisateur : Pierre Tchernia

Musique : Gérard Calvi

Jean-Paul Rondin le libraire (Michel Serrault), Marie-Hélène sa fille (Chantal Goya), le facteur (Gérard Depardieu)

Le ministre (Charles Denner), son directeur de cabinet (Marie-Pierre de Gérando), le commissaire Lalatte (Michel Galabru), Ginette Lalatte son épouse (Annie Cordy), l'inspecteur Balzac son successeur (Gérard Hernandez)

Gaspard de Montfermeil (Philippe Noiret), Paul Bourru (Jean Carmet), Bougras (Jacques Legras), Helmut Von Strumundrang (Konrad von Bork)

 

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Gaspard de Montfermeil : Et il s'appelle comment, ce petit curieux ?

Rondin : Rondin, Jean-Paul Rondin, libraire.

Gaspard : Jean-Paul Rondin ? L'historien ?

Rondin : Oui, enfin, historien, le mot est un peu fort. Enfin, quand même, je m'intéresse au vieux Paris.

Gaspard : Vous avez écrit un livre remarquable.

Rondin : Oui... je n'en ai pas vendu beaucoup.

Gaspard : Aaaah, mais Mathieu tout s'explique, monsieur connaît admirablement ce quartier. Vous avez si joliment décrit la vie de cet arrondissement sous Louis XV.

Rondin : Oui, on imagine mal d'ailleurs ce qu'était le quatorzième au dix-huitième.

Gaspard : Asseyez-vous, je vous prie. Mais non, le fauteuil, monsieur Rondin, le fauteuil !

 

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Gaspard : Je suis trop heureux de rencontrer un de mes auteurs favoris. Je me présente, Montfermeil, vieille famille du village d'Auteuil.

Rondin : Ah effectivement, il y avait un Montfermeil, lieutenant général au baillage du Louvre, vers 1740.

Gaspard : C'est exact.

Rondin : Il avait en charge toutes les carrières de Paris.

Gaspard : C'est exact. Comment croyez-vous que j'ai découvert ces cavernes, hein ? Jetez un œil.

Rondin : C'est merveilleux.

Gaspard : N'est-ce pas ?

Rondin : Ah benh oui. Alors en effet, là je comprends, alors nous sommes exactement...

Gaspard : Oui, permettez. Moi je suis Gaspard de Montfermeil, c'est amusant, ne trouvez-vous pas, que mon père m'ait prénommé Gaspard ? Vous savez ce que c'est qu'un gaspard, en argot ?

Rondin : Oui, oui, c'est un rat.

Gaspard : C'est un rat, oui. D'ailleurs, entre nous, je les appelle souvent comme ça, mes gaspards... les gaspards de la nui, loin du monde, et du bruit ! Ah, vous essayez de voir où nous sommes, monsieur Rondin ! Vous devez bien le deviner un peu.

Rondin : Pas exactement.

Gaspard : Eh benh, tant mieux ! Nous avons le goût du secret, mes amis et moi.

Rondin : Oui. Vous êtes nombreux ?

Gaspard : Les philosophes sont rares.

Rondin : Les philosophes...

Gaspard : Oui, ou les ermites, ou les hommes sages, qui ont renoncé à vivre avec les fous, là-haut.

Rondin : Ah oui. Pas d'impôts.

Gaspard : Pas d'autos !

Rondin : Est-ce que vous faites du recrutement ?

Gaspard : Comment ça ?

Rondin : Non, enfin, je veux dire, je ne sais pas, enfin est-ce que...

Gaspard : Comment ?

Rondin : Quelques fois, est-ce que vous allez chercher des gens là-haut, par exemple, des jeunes filles ?

Gaspard : Quelle drôle de question.

 

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Gaspard : La truite de Schubert !

 

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vendredi, 30 novembre 2012

Les Gaspards - Tchernia, Serrault, Noiret, Denner, Galabru, Depardieu, Carmet, Chantal Goya, Annie Cordy (suite)

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Film : Les Gaspards (1974, durée 1h35)

Réalisateur : Pierre Tchernia

Musique : Gérard Calvi

Jean-Paul Rondin le libraire (Michel Serrault), Marie-Hélène sa fille (Chantal Goya), le facteur (Gérard Depardieu)

Le ministre (Charles Denner), son directeur de cabinet (Marie-Pierre de Gérando), le commissaire Lalatte (Michel Galabru), Ginette Lalatte son épouse (Annie Cordy), l'inspecteur Balzac son successeur (Gérard Hernandez)

Gaspard de Montfermeil (Philippe Noiret), Paul Bourru (Jean Carmet), Bougras (Jacques Legras), Helmut Von Strumundrang (Konrad von Bork)

 

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Le facteur : Elle a pas pu tomber dans l'trou.

Une amie : Y'a des palissades.

Le facteur : Ouais, puis c'est pas profond, ça doit être des travaux du gaz ou de la voirie. Chez nous aussi on fait des travaux aux PTT, mais ils sont plus propres. C'est peut-être l'EDF, hein. On sera jamais foutus d'ouvrir un trou tous en même temps. C'est le gaz qui arrive, ils font un trou, ils le referment. Puis les autres qui arrivent, ils refont un trou.

 

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Un clochard, l'oreille collée sur l'ouverture d'une canalisation : Hé-là, tu me fais d'l'ombre. 

Rondin : Dites-moi, monsieur, c'est la radio... c'est la radio que vous écoutez ? La radio ?

Le clochard : Non, c'est ma petite musique à moi.

Rondin : Ah bon...

Le clochard : Et pis tire-toi là ooooh !!

 

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Le commissaire Lalatte : Un enlèvement, j'aime pas ça du tout... Bon, votre nom ?

Rondin : Rondin.

Lalatte : Prénom ?

Rondin : Jean-Paul.

Lalatte : Marié ?

Rondin : Veuf.

Lalatte : Profession.

Rondin : Benh mettez... euh... oui, euh, libraire.

Lalatte : Benh, vous faites autre chose ?

Rondin : Oui, je... j'écris aussi des livres, je suis auteur.

Lalatte : Non, libraire, c'est mieux. Le prénom de votre fille ?

Rondin : Marie-Hélène.

Lalatte : Son âge ?

Rondin : 22 ans.

Lalatte : 22 ans ? Aaaaah, benh ça change tout, alors, ça c'est pas un détournement ! C'est une promenade.

Rondin : On l'a enlevée.

Lalatte : Non, non-non-non-non-non, vous avez vu le soleil, non-non-non-non-non, rassurez-vous, elle est pas toute seule.

Rondin : Enfin, ça, vous connaissez pas ma fille.

Lalatte : Ah benh vous non plus. Oui, on ne connaît jamais ses enfants, non-non, 22 ans. Ils sont deux ! C'est une fugue. C'est une fugue. Hhhhhh... Deux de mes hommes qui ont disparu depuis trois jours.

Rondin : Ils sont deux ? Deux ? C'est une fugue.

 

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Le facteur : Ah, c'est drôle, cette disparition. Enfin, je veux dire, c'est pas drôle. Oh, ms'ieur Rondin, va, depuis quelques temps, j'en entends dire dans le secteur. Tenez, à côté, au couvent, là, il se passe des choses pas catholiques. Y'a des bonnes sœurs qui ont vu des légumes qui s'enfonçaient dans le sol.

Rondin : Dans le sol ?

Le facteur : Oui, parfaitement. Et puis pour pas chercher bien loin, euh, dans la cave de m'sieur Bourru, vous savez bien là, m'sieur Bourru, le marchand de vin. Benh y'a des tas de bouteilles qui disparaissent, on sait pas par où, et pis des bonnes, hein, du Château-Margaux !

 

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Bourru : Depuis deux-trois mois, ça fait bien 150 bouteilles.

Rondin : Vous en avez pas parlé au commissaire de police ?

Bourru : Il s'est foutu d'moi. Il m'a dit que c'était certainement les rats du quartier qui venaient se saouler la gueule. Ah si c'est les rats, ils ont bon nez, hein, parce que c'est pas n'importe quoi qu'ils m'emportent, c'est pas de la piquette, Château-Margaux, Châteaux-Margaux 66, vous savez ce que ça coûte ? C'est un mystère. M'sieur...

Rondin : Rondin.

Bourru : Oui, monsieur Rondin, votre voisin d'en-face, le marchand de bicyclettes, on lui fauche ses cadres de vélo.

Rondin : Ses cadres de vélo ?

Bourru : Ses cadres de vélo. C'est sûrement les jeunes.

Rondin : Pourquoi les jeunes ?

Bourru : Benh, parce qu'ils sont jeunes.

 

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Rondin : Y'a pas que des égouts. Vous vous rendez pas compte de tout ce qu'il peut y avoir sous les trottoirs... des galeries, des tunnels... Tiens, le métro, rien que le métro, mmmh ? 180 kilomètres. Et les carrières... tout le quartier ici, c'est une termitière, d'où on a sorti du calcaire, de l'argile, et même un peu de charbon. Pour construire la maison au-dessus, ils ont pris les pierres en-dessous. Il y a ça aussi, pendant des siècles, on a cultivé des champignons, les champignons de Paris. En 1848, les insurgés se cachaient dans les carrières de Montmartre. Les Misérables, que j'oubliais... qui est-ce qui se promène dans le ventre de Paris avec Marius sur les épaules ? C'est Jean Valjean.

 

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Nos informations : au mirco, Patrick Beaulieu. Premier août. Dans les rues de la capitale, les touristes étrangers remplacent les Parisiens car le grand rush des vacances est commencé. Cependant, la situation internationale reste préoccupante, en particulier...

 

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Balzac  : Bonjour monsieur le commissaire.

Lalatte : Ah, bonjour. Comment vous vous appelez ?

Balzac : Balzac, Hervé Balzac.

Lalatte : Aaaah, c'est un nom célèbre, ça ! Il y a la rue Balzac... il y a le cinéma Balzac... il y a un standard téléphonique aussi Balzac !

Balzac : Il y a, il y a l'écrivain.

Lalatte : Aaaah... aussi, eh benh dites donc.

 

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Lalatte, qui lit un écriteau : "C'est ici l'empire de la mort". Comme disaient les anciens, "O tempora, ô mores".

Un gendarme : Qu'est-ce que ça veut dire, monsieur le commissaire ?

Lalatte : Hein ? C'est du latin, une langue morte.

Le gendarme : Oh alors.

 

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Rondin : Vous êtes gentil, hein, vous refermez derrière moi, mais juste avec la planche, que j'puisse resortir. Au revoir.

Le facteur : Au revoir. Monsieur Rondin, monsieur Rondin !

Rondin : Oui !

Le facteur :  Vous allez rester longtemps ?

Rondin : Je ne sais pas, une journée ou deux. Je veux retrouver ma fille.

Le facteur : Si je vous revois plus, moi, qu'est-ce que je dois faire ?

Rondin : Je reviendrai. De toute façon, vous pouvez pas prévenir ma famille, je la cherche !

 

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Un gendarme : Ils étaient en voyage organisé, ils passaient huit jours à Paris.

Lalatte : Vous aves les passeports ? Frankenfeld, Fuji, Von Buven, Nixon... Nixon ?

Le gendarme : Ah oui, mais Averel, pas Richard. Averel Nixon.

Lalatte : Mais, mais, mais il habite Washington ! C'est la famille, ça ! Oh la-la-la-la-la-la... J'suis pas parti encore en vacances, c'est une affaire politique, ça ! Allez, embarquez-moi tout ça au commissariat ! Allez !! Allez !!

 

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Lalatte : Un des touristes s'appelle Nixon, monsieur le directeur. Nixon. Alors tout cela risque de prendre des proportions internationales. Je vous demande ce que je dois faire.

Le directeur : Surtout ne faites pas de bruit autour de tout cela, gardez le silence, prenez la situation en main et... et faites pour le mieux ! Malheureusement, je dois quitter Paris tout de suite, mais je vous fais confiance, Lalatte, hein.

 

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Lalatte : Ecoute, Ginette, c'est une affaire plus grave que je ne pensais.

Ginette : Le jour de ton départ en vacances.

Lalatte : Le plus simple serait que tu rentres à la maison.

Ginette : Il n'en est pas question.

Lalatte : Non, c'est juste pour ce soir, parce que demain, je t'assure...

Ginette : Nnnnon. Nous avons pris la voiture ce matin pour aller en vacances ?

Lalatte : Oui.

Ginette : Mmmh oui. Les bagages étaient bien préparés ?

Lalatte : Très bien.

Ginette : J'ai mis les housses sur les fauteuils ?

Lalatte : Comme toujours.

Ginette : Les enfants sont prêts pour le voyage ?

Lalatte : Oh les mignons.

Ginette : Eh bien nous ne rentrerons pas à la maison.

Lalatte : Ginette, tu veux rester là ?

Ginette : Dans la voiture.

Lalatte : Mais comment va-t-on manger ?

Ginette : Dans la voiture.

Lalatte : Mais où va-t-on dormir ??

Ginette : Dans la voiture.

Lalatte : Mais, avec les enfants, c'est pas possible.

 

¤     ¤     ¤

 

Lalatte : C'est quand même extraordinaire. C'est choses-là n'arrivent qu'à moi ! On m'enlève vingt touristes, dont un Nixon, et personne ne me demande de rançon !!

 

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Lalatte : Je pensais qu'il s'agissait de vous, monsieur le ministre.

Le ministre : Ca va, j'ai lu, vous pouvez faire effacer.

Lalatte : C'est une pièce à conviction.

Le ministre : Je sais, mais ça fait sale. Et puis, les Français sont en vacances, inutile de les tracasser ! Pas de photos, pas de journaliste !

Lalatte : Alors, qu'est-ce que vous comptes faire, monsieur le ministre ?

Le ministre : Comment, qu'est-ce que je compte faire ? Je ne fais pas de "trous", commissaire, j'ordonne des excavations ! D'ailleurs, c'est à vous de retrouver ces touristes. Ce n'est pas à moi de traiter avec une organisation subversive, enfin !

L'assistant du ministre : Monsieur le ministre, ça va être l'heure de la réception à l'ambassade.

Le ministre : J'irai plus tard.

L'assistant : Ensuite il y a le fala italien à l'opéra.

Le ministre : On verra. Ce qui arrive est trop grave. C'est à moi qu'on en veut.

 

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Un employé : Il y a la guerre ?

Rondin : Non, il n'y a pas la guerre, non.

 

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Rondin : Il se passe des choses, vous savez, dans le sous-sol de Paris.

Lalatte : Qu'est-ce que vous dites ?

Rondin : Il y a tout un monde, monsieur le commissaire, dans le sous-sol.

Lalatte : Mais un monde de quoi ?

Rondin : Il y a des gens... j'ai vu des gens, je vous dis, travailler dans une galerie souterraine.

Lalatte : Dans une galerie...

Rondin : J'ai vu une femme, sur une échelle, qui cueillait des poireaux.

Lalatte : Vous êtes fou.

Rondin : Monsieur le commissaire, ma fille est sous mes pieds ! J'en suis sûr ! Ils me l'ont prise !

Lalatte : Elle a fait une escapade.

Rondin : Mais non !! Elle est en-dessous, bon sang !! Commissaire !

Le ministre : C'est intéressant ce que dit ce soldat. Approchez.

Lalatte : Monsieur le ministre, c'est un illuminé.

Le ministre : Et si les touristes étaient restés prisonniers dans les catacombes ?

 

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Le ministre : C'est donc ça, le métro ?

 

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Le ministre : Ecoutez, commissaire, ça m'amuserait infiniment d'aller à mon gala en métro. Métro !

 

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jeudi, 29 novembre 2012

Les Gaspards - Tchernia, Serrault, Noiret, Denner, Galabru, Depardieu, Carmet, Chantal Goya, Annie Cordy

 

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Film : Les Gaspards (1974, durée 1h35)

Réalisateur : Pierre Tchernia

Musique : Gérard Calvi

Jean-Paul Rondin le libraire (Michel Serrault), Marie-Hélène sa fille (Chantal Goya), le facteur (Gérard Depardieu)

Le ministre (Charles Denner), son directeur de cabinet (Marie-Pierre de Gérando), le commissaire Lalatte (Michel Galabru), Ginette Lalatte son épouse (Annie Cordy), l'inspecteur Balzac son successeur (Gérard Hernandez)

Gaspard de Montfermeil (Philippe Noiret), Paul Bourru (Jean Carmet), Bougras (Jacques Legras), Helmut Von Strumundrang (Konrad von Bork)

 

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Un habitué de la librairie : Dites donc, ça avance les travaux, hein ?

Rondin : Oui.

L'habitué : Ils sont tout autour.

Rondin : Oui, si on veut. J'ai le sentiment d'être sur un petit rocher quand la mer monte. Asseyez-vous cher ami. J'ai trouvé des choses qui vont vous plaire.

L'habitué : Vraiment ?

Rondin : Regardez. Ce sont des photos du vieux Paris.

L'habitué : Oh, c'est extraordinaire. Ah mais oui, c'est la place de la Bourse. La rue du 4 septembre et le Théâtre du Vaudeville qui n'existe plus. Ils avaient déjà le parking. Ca, ah c'est l'Opéra.

 

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Rondin : L'Opéra vers 1900, à peu près. Ca c'est le percement de l'avenue de l'Opéra.

L'habitué : Très curieux.

 

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Rondin : Percement... ça correspond à la fin du second empire, 70.

L'habitué : Oui, c'est ça, c'est ça. Et ceci ? Ah c'est la place d'Italie ! Ca s'est beaucoup construit depuis !

 

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Marie-Hélène : C'est Paris, ça ?

L'habitué : C'était Paris.

Marie-Hélène : Je vais vous chercher une tasse de café.

L'habitué : Merci.

 

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Le facteur : Messieurs-Dames, bonjour, c'est le facteur !

Rondin : Bonjour facteur !

Le facteur : Monsieur Rondin !

Rondin : C'est lui.

Le facteur : Voilà... Votre livre, là...

Rondin : Oui.

Le facteur : Je vous en ai encore vendu deux.

Rondin : Vous en avez vendu deux ? Ca c'est gentil, alors, c'est formidable.

Le facteur : Ah benh j'suis content de vous aider, hein. Je vous en reprends encore deux, hein.

Rondin : Franchement, vous arrivez... vous arrivez à les vendre ?

Le facteur : Vous êtes écrivain, moi j'suis facteur, on est tous les deux des hommes de lettres !

 

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"Quand le bâtiment va, tout va", dit la sagesse populaire. Et pendant l'été, bulldozers et marteaux-piqueurs ne manquent pas à Paris. Aujourd'hui, sur l'un des grands chantiers de la capitale, le ministre des travaux publics a convoqué les journalistes pour les tenir au courant de son activité. Les efforts du ministre, chacun peut les constater dans les rues de Paris. Quant à ses projets futurs, il devait en révéler les grandes lignes cet après-midi, au ministère des travaux publics.

 

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Le ministre : Messieurs, dans vingt-cinq ans, c'est l'an 2000. L'avenir est pour demain, il faut aller de l'avant et j'irai.

Un journaliste : Monsieur le ministre, est-ce que vous rencontrez beaucoup d'obstacles ?

Le ministre : Des obstacles, pas seulement des obstacles, des menaces ! La lettre anonyme. Merci. Regardez ce torchon : "Tu déshonores Paris, arrête de creuser des trous sinon...!" Les grands travaux, ils appellent ça des trous. Mais moi, quand je suis en route, rien ne m'arrête. Voulez-vous me suivre, messieurs. Problème numéro 1, décongestionner Paris. C'est effroyablement simple. Il suffit de bétonner la surface de la Seine, tracer une ligne blanche au milieu et vous avez l'autoroute que la capitale mérite.

Un photographe : Une photo, monsieur le ministre.

Le ministre : Merci. Maintenant, venez voir ça. Je ne recherche pas QUE l'efficacité, je veux aussi marquer mon époque. Des deux côtés des tours de Notre-Dame, je bâtis deux tours de béton et d'acier. Le Moyen-Age et le vingtième siècle se tendent la main. Messieurs, je me résume. Le problème capital, c'est le problème de LA capitale. Donnez-moi les armes nécessaires et j'engage la bataille de Paris. J'enveloppe Belleville par l'aile gauche, je fais sauter le verrou de la Contre-Escarpe, je colmate les Batignolles, je fais charger les bulldozers par la percée de l'Hôtel de ville et je gagne la bataille de Paris, je la gagne !

 

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C'est avec ces images du ministre des travaux publics que prend fin notre dernier bulletin d'informations. Il me reste à vous souhaiter une bonne nuit.

 

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mardi, 31 juillet 2012

Je t'aime moi non plus - Gainsbourg, Birkin, Depardieu, Blanc

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Film : Je t'aime moi non plus (1976, durée 1h30)

Réalisateur : Serge Gainsbourg

Public averti, interdit aux moins de 16 ans.

Johnny serveuse à l'allure de garçon (Jane Birkin), Boris son patron pétomane (Reinhard Kolldehoff), Krassky (Joe Dallesandro) éboueur homosexuel en couple avec son coéquipier Padovan (Hugues Quester), un paysan fier de son engin (Gérard Depardieu), un ouvrier (Michel Blanc), Moïse (Jimmy Loverman Davis)

 

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Krassky emmène Johnny dans son camion faire les courses ches le boucher pour Boris, le patron du bar routier où elle est serveuse.

 

Johnny au boucher : Trois kilos de cheval.

Johnny à Krassky : C'est Boris, il fait passer ça pour du boeuf.

Krassky : Saloperie d'enfoiré de merde. Chier.

 

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Krassky : Vous terminez à quelle heure ?

Johnny : Minuit, une heure, ça dépend. Boris il dit que vous êtes un homosexuel.

Krassky : Saloperie d'enfoiré de merde. Chier.

Johnny : C'est pas une réponse.

 

¤   ¤   ¤

 

Le patron d'un motel : Ouvrez ! 

Krassky : Qu'est-ce que c'est ?

Le patron : On a égorgé une fille dans cette chambre, la police a fermé le motel pour six mois, vous comprenez ?

Krassky : C'est toi qui vas comprendre, mon pote.

Le patron : Moi je veux pas d'ennuis. Faut pas rester là. Vous emmenez la fille ! C'est tout.

Krassky : Connerie. Fait chier ... Les putes ça baise en silence.

 

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Le paysan (Gérard Depardieu) à Padovan : Je sais ce que tu cherches. Tu veux que je t'en file un grand coup dans les miches. Mais vaut mieux pas, p'tit. Avec c't'engin-là... j'en ai envoyé plus d'un à l'hosto. Alors, j'me dis, la police, les emmerdes, terminé, pas vrai bichon ? Salut p'tit gars.

 

Bichon est son cheval.

 

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Krassky : Dis-donc, t'as couché avec Boris ?

Johnny : Quoi !? Ce gros porc ? Ca va pas, non ? T'es malade dans ta tête ?... Merde ! J'ai quelque chose dans l'oeil.

Krassky : Fais voir. C'est parti ?

Johnny : Parti, mon œil.

Krassky : Ca s'en ira à la première larme.

Johnny : Pourquoi, tu veux déjà me quitter ? ... Krass travaille dans la crasse...

Krassky : Moi je trouve ça beau, cette montagne de merde. C'est la nausée des villes. La vomissure des hommes. La source du Styx.

Johnny : Qu'est-ce-c'est qu'ça ?

Krassky : Le fleuve des enfers, coco. Dans la mythologie grecque. Sur ses bords erraient ceux qui n'avaient pas été ensevelis, et pour l'éternité.

Johnny : Dis donc, t'es vachement calé. Quand même, tu parles d'un job. Tu vas chercher des saloperies pour les mettre ailleurs.

Krassky : Et alors ? Les hommes aussi, quand ça crève, on les met ailleurs.

Johnny : Ca y est, je suis morte. Tu m'emmènes ?

Krassky : Ouais.

Johnny : Où ça ?

Krassky : Je sais pas, on verra. Allez, debout.

Johnny : Oh non, tu vas me faire mal encore.

Krassky : Debout.

 

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Krassky : Avec tes gueulantes on n'y arrivera jamais.

Johnny : C'est pas ma faute si ça fait mal.

Krassky : OK. On va se baigner.

Johnny : J'ai pas de maillot de bain.

Krassky : T'inquiète.

Johnny : J'sais pas nager.

Krassky : Pas de problème.

 

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Krassky : On va rester ici jusqu'à ce que le soleil se fasse la malle.

Johnny : Non, j'peux pas. Faut que je rentre. Je vais me faire engueuler par Boris.

Krassky : Saloperie d'enfoiré de merde. Chier. Tu vois, c'est comme ça la vie : amer.

Johnny : Tu trouves ? Moi pas. Ca dépend de ce que tu lui demandes... Dis-moi, avec un nom comme ça, t'es sûrement pas un mec.

Krassky : Polak.

Johnny : Les yeux slaves... Mais pourquoi t'as toujours l'air triste comme ça ?

Krassky : Y'a des jours, j'sais pas ce que je donnerais pour me chier tout entier. Quand j'étais gosse, mon rêve, c'était de conduire des locomotives à vapeur, tu sais, celles où tu mets du charbon. Aujourd'hui elles sont toutes électriques, c'est con, non ?

 

¤   ¤   ¤

 

Krassky : Qu'est-ce-c'est que ça ?

Johnny : Quoi !?

Krassky : Ce déguisement là, qu'est-ce que c'est ?

Johnny : Benh tu m'as dit.

Krassky : Quoi, j't'ai dit ? J't'ai dit... J'tai dit d'te fringuer, c'est tout !

Johnny : Benh j'suis une fille !! Merde alors !

Krassky : Ok, ça va, grimpe.

 

Johnny porte une robe.

 

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Johnny : Je t'aime... Je t'aime... Je t'aime... Je t'aime... Je t'aime... Je t'aime... Toi, tu m'aimes un petit peu quand même ?

Krassky : C'qui compte, c'est pas par quel côté j'te prends, c'est l'fait qu'on s'mélange, et qu'on ait un coup d'épilepsie synchrone. C'est ça l'amour, bébé, et crois-moi, c'est rare.

 

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Padovan surprend Johnny dans son bain et l'étouffe dans un sac plastic allant presque jusqu'à la tuer. Krassky arrive, en prenant tout le temps pour renverser des tables sur son passage.

 

Krassky : Pauvre con.

Padovan : J'voulais juste lui faire peur, c'est tout.

Johnny : Tu lui casses pas la gueule ? Non mais vas-y ! Qu'est-ce t'attends ?

Krassky : Qu'est-ce que ça changerait ? Regarde-le. Tu veux que j'lui fasse la tronche comme un tartare ?

Johnny : Il manque de m'étrangler et c'est tout ce que tu trouves à dire ? Ne me touche pas !!

Krassky : Ecoute, Johnny.

Johnny : Tu me dégoûtes, fous-le camp. Pédale !!

Krassky : Ok. Allez, Padovan, on s'en va.

Johnny : Je voulais pas dire ça !! Je voulais pas dire ça. Je voulais pas dire ça. Je voulais pas dire ça. 

 

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